Toujours en croissance

 

« Vous ne pouvez pas garder cela pour vous », nous dit Marie-Benoît


Dès l’année suivante, un troisième groupe rejoint Cotignac : des amis de Marie-Benoît. Ils viennent de Cuges-les-Pins ...

 

Pour chaque pèlerin qui vient à Cotignac, c’est une conversion.

 

Chaque conversion d’un père ou d’une mère c’est la conversion ou le début de conversion d’une famille.

 

Alors, de plus en plus de pères et de mères de familles viennent à Marie.

 

De plus en plus de familles reviennent à Marie et à Jésus

 

par Saint Joseph homme juste et bon.

 

 


Tout cela, sans plan marketing, sans campagne de presse.

 

Marie, seulement Marie !

Le premier pas

 

C'est l'histoire d'un couple en 1976 dont la nouvelle grossesse se présente mal.

Ils passent à Cotignac confier leur préoccupation et lui, promet de revenir si tout se passe bien. Exaucés par une heureuse naissance, le couple est ravi et le père tient sa promesse de revenir depuis Aix-en Provence.

C'est l’histoire d’une amitié : un de ses amis, plus jeune, pas marié, propose de l’accompagner. Ils partent d’Aix, vers l’est, sans bien savoir par où ils vont passer. 


Ils marchent et ils discutent. Au bout d’un moment, l’ami sort son chapelet : « tu as toujours ton chapelet avec toi ? ». Et ils se mettent à prier. Tout simple : le plus jeune commente les mystères et ils égrènent le chapelet ensemble. Et puis le père de famille accepte de commenter à son tour. Il commence alors le bel apprentissage de la méditation et de la contemplation. Il le dit avec son cœur, avec ses tripes et, il n’en a pas encore conscience, avec l’aide attentive de l’Esprit Saint.
Le deuxième jour, en fin d’après-midi, Ils passent tout près de Saint-Joseph … sans soupçonner la présence du monastère, alors en cours de restauration. Ils n’ont qu’une carte Michelin ! Puis ils arrivent à Notre Dame de Grâces. L’épouse de celui qui est marié les attend depuis de longues heures, avec dans un couffin, Emmanuelle qui a six semaines. C’est le premier ‘bébé Cotignac’ version contemporaine.


Le chapelain du sanctuaire reste totalement insensible à leur démarche …
Qu’importe : ils se sont jeté au pied de Marie, exténués et éperdus de bonheur au bout de cette expérience si forte tant sur le plan physique que spirituel.
L’année suivante, le père de famille retourne à Cotignac avec cette fois un autre ami. Et l’année suivante, ils sont à présent un petit groupe de cinq ou six, mariés ou en projet de mariage. Naturellement, explicitement, dès le début ce pèlerinage est celui de pères de famille qui viennent confier à Marie et à Joseph leur souci de famille, de santé, de travail. Désir d’enfant, cancer, enfant en perdition, chômage qui dure, épouse partie, conflits familiaux, … la liste est longue de ce qu’ils portent et dont ils parlent en cours de route, qu’ils échangent entre eux, qu’ils présentent à Dieu en offrant fatigue, chaleur et ampoules de la route.


Et c’est parti. Chaque année un groupe d’une dizaine de pères de famille part d’Aix.  La formule est simple : ils marchent, ils parlent, ils prient, ils s’exercent à animer le chapelet, les méditations, les contemplations, ils se perdent parce qu’aucun d’eux ne prend le temps de repérer le chemin à l’avance.
Le dimanche matin, ils sont accueillis à Saint-Joseph où une communauté de bénédictines arrivant de Médéa, en Algérie, s’est installée depuis 1977.

Quelques amis toulonnais ont pris l’habitude de les retrouver à Saint-Joseph.
En 1982, une belle surprise attend les pèlerins à Notre Dame de Grâce. Ils sont accueillis par une communauté des frères de Saint-Jean à qui a été confié le sanctuaire. La première rencontre avec les frères de Saint-Jean est une découverte réciproque. 

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